Si Versailles m'était conté,
Je rêverais des fastes et de sa majesté.
La cour du Roi Soleil avec les belles libertines,
Passeraient dans les jardins courtisanes félines.
Mais je ne vis pas à cette époque,
Et cette société snob n'évoque,
Que malaise en moi, les gourgandines et leurs falbalas,
Les empoisonneuses pour laisser la place à la première de choix.
Si un jour La Méchante fée Morganne m'était contée,
Je frémirais d'horreur de la rencontrer,
Fée pourtant, mais méchante, pas bon enfant.
Une horrible personne allant bon an mal an.
Mais je ne suis que Muriel vivant à notre époque,
Une fille que l'on conteste mais qu'importe,
Elle ouvre grand les bras à ceux qui la supportent.
N'aime pas les ragots les faux fuyants les mentors sots,
Elle leurs dit "partez, allez voir plus loin il fera plus beau".
Mais si tu n'existais pas, pourquoi j'existerais ?
Je crois que ton clone je recréerais,
Mais les progrès, les inventions,
Télévision, internet, séparent, réunissent mais distendent les unions.
J'ai une envie de disparaître,
A quoi je sers ? à quoi ça sert de vouloir paraître,
Gentille et aimante, aidant son prochain,
Alors que la vie devient moche, malandrins.
Si je disparaissais, est-ce que pour vous j'aurais existé ?